Nous recommandons vivement de toujours avoir un filtre soit neutre, soit anti-UV monté sur votre objectif pour le protéger des agressions extérieures (poussière, eau, chocs, rayures ...). Ce filtre peut rester en permanence. Pour protéger son objectif, on peut aussi utiliser un pare-soleil (en complément ou en association).
Ceci dit, un objectif un peu poussiéreux est toujours préférable à un objectif définitivement "griffé". Il y a cependant des cas ou il faut se résoudre à intervenir : ceux où ne rien faire serait encore pire que d'agir. Il faut tout d'abord bien comprendre que le verre qui est utilisé en optique, et plus encore les matériaux du traitement anti-reflets, sont extrêmement fragiles. L'on comprendra alors qu'intervenir ne doit être fait que le plus rarement possible et quand cela est vraiment indispensable.
La prévention: Limiter au maximum, pour les verres optiques, d'être exposés à l'air libre. Donc, l'on ne retire les caches de protection des objectifs qu'au tout dernier moment. On veillera à les stocker dans un contenant adéquat avec des sachets dessicants. Pour éviter les dépots dus à l'humidité une fois rentré chez soi, l'on ôtera les caches, le temps que l'humidité déposée s'évapore.
Cas des dépôts secs Pour enlever le plus gros, utiliser de l'air comprimé sec mais le plus économique, le plus facile à utiliser et à contrôler, le plus durable et fiable c'est la soufflette ou la poire soufflante trouvable en pharmacie ou dans notre boutique. Ensuite, l'on tente un balayage de la surface avec un pinceau spécial en poils très doux.
N'essayez jamais de souffler avec votre bouche, c'est le meilleur moyen d'envoyer des gouttelettes de votre salive.
Si la salissure qui vous dérange est très locale, l'idéal est le papier photo Kodak, spécial pour les surfaces optiques, en fibres très douces et non tissées, sans ajout d'un quelconque produit chimique.
Vous éviterez les matières du genre : peau de chamois (naturelle comme artificielle), tissus variés (chemise, mouchoir, chiffon), éponges diverses, sans parler des doigts (avec des gants en latex, ou pas).
Cas des dépôts gras Même procédure, avec ou sans préambule à l'air comprimé et au pinceau, selon le cas (poussière en plus ou non). Si vous devez quand même utiliser de l'alcool, Seul l'alcool médicinal à 95° (vendu en pharmacie) doit être mis en oeuvre.
Cas des dépôts aqueux Le plus souvent, laisser l'évaporation se faire naturellement sera le mieux (cf. la légère buée de condensation). Avec les grosses gouttes d'eau, attendre, c'est prendre le risque de cernes, du fait du dépôt minéral résiduel. Intervenir tout de suite limitera la quantité d'eau qui s'évaporera ensuite, et donc l'importance du dépôt résiduel. Au lieu de tamponner la surface, au risque de tout étaler. On pourra tenter , avec un coin de papier absorbant, de toucher la surface à l'air libre des grosses gouttes présentes sur le verre. Elles devraient alors se vider très rapidement et se transférer dans les fibres du papier, avant que les dépôts d'évaporation ne soient trop importants.